Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
YANANEWS

Billets d'humeur sur les news, l'actu et l'info en Guyane

Gabriel Serville décrédibilise l’union 2021 en une émission radio et voici pourquoi

Gabriel Serville décrédibilise l’union 2021 en une émission radio et voici pourquoi

Sur le papier, cela semblait presqu’intéressant. Une union des forces progressistes de Guyane, des personnalités politiques à petite notoriété rassemblées autour d’un projet commun dans l’intérêt de la Guyane. Le ton était donné. Une « charte de l’union 2021 » fuitait même quelques jours auparavant, de manière vraisemblablement volontaire pour essayer de titiller l’adversaire.

Même si cela arrive un peu tard quand on sait que les élections sont dans quelques semaines seulement, la population attendait alors un signe et une annonce forte, avec l’image en tête d’une équipe rassemblée, qui regarde dans le même sens et qui se met au travail pour un avenir meilleur.

Et puis patatra… Il a fallu un passage médiatique de Gabriel Serville pour déchanter. Si le député de la 1ère circonscription, pour ne pas dire le député de l’île de Cayenne, a tenté un discours basé sur le « réenchantement de la Guyane », le nouveau Merlin de la politique s’est rapidement emmêlé les pinceaux.

D’abord, car lors de cette émission radio « Yana Politik » présentée par Patrick Clarke sur Guyane la 1ère, on comprend assez rapidement que l’annonce de sa candidature devait intervenir le jour même, le 24 mars 2021, mais qu’elle n’a pas eu lieu. Une annonce tout bonnement reportée, sans date précise, après une nouvelle réunion de travail au sein de ce petit groupe composé de représentants de petits partis politiques guyanais comme le MPG, le MDES, Guyane Écologie, Guyane Insoumise (de la France Insoumise), et Walwari, habitués ces dernières années aux défaites électorales. Une réunion prévue le 26 mars 2021.

Car oui, le député ne cache plus sa volonté d’y aller à ces élections territoriales prévues pour le moment le 13 et 20 juin prochain, sous réserve de l’avis du conseil national scientifique publié au plus tard le 1er avril. Et il veux y aller en tête de liste. S’il bottait en touche jusqu’à maintenant, cette possibilité n’est plus éludée par le dorénavant candidat.

Mais son intervention radiophonique de ce mercredi 24 mars 2021 a permis de révéler un certain nombre de problèmes rencontrés par le candidat. D’abord, il nous pousse à nous interroger : veut-il réellement gagner cette élection ? Car à plusieurs reprises, son discours ne semble pas être celui d’un homme qui compte gagner. Pour exemple  : il évoque la possibilité d’une défaite ! Défaite qui, selon lui, ne lui portera pas préjudice aux prochaines élections législatives de juin 2022. On a rarement vu un homme ou une femme remporter un combat électoral après avoir admis qu’il est possible de perdre.

Est-ce une façon de reconnaître à demi-mot qu’il a peu de chance de l’emporter, face à un Rodolphe Alexandre qui s’appuiera sur un bilan consistant et des chantiers désormais bien lancés ? Sans parler de la machine à victoires électorales portée par le parti Guyane Rassemblement,  probablement déjà en ordre de marche aux côtés du président de la CTG.

Autre souci, et pas des moindres, pour Gabriel Serville :  l’idée de le voir tête de liste pour mener ce projet commun ne fait pas l’unanimité parmi le méli-mélo des représentants des partis politiques engagés par la signature de cette « charte de l’union 2021 »,.  C’est en tout cas ce que révèle d’abord France-Guyane dans un article paru le mercredi 24 mars 2021. « la candidature du député crée plus la division qu’autre chose » précise son auteur, Pierre Rossovitch. Des informations confirmées indirectement par l’intéressé au cours de « Yana Politik ». Gabriel Serville détaille en effet « que les tractations sont difficiles » et que « les discussions sont toujours en cours »… Une déclaration assez inouïe et invraisemblable.

Ou comment décrédibiliser en une phrase toute la démarche entamée par ce groupe d’opposants à Rodolphe Alexandre, qu’il soit lui-même tête de liste ou que n’importe quel autre comme Jean-Paul Ferreira ou Zakiel Saint-Orice prenne cette place. Un groupe qui semble pour le coup déjà bien divisé alors même que la campagne n’a pas démarré.

Même si les chances de victoires restent faibles, on imagine mal, dans ces conditions, un mandat de 6 ans basé sur la connivence, la bonne entente et le travail en commun, alors qu’une guerre des chefs semble déjà engagée.

Les intérêts des Guyanaises et des Guyanais apparaissent alors déjà mis de côté au profit d’intérêts personnels, avant même que la bataille ne commence et que quiconque ne soit au pouvoir. Ça promet ! Affaire à suivre…

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :